Safari.. Espèce vulnérable.. Acrobaties.. Chants..
Nourriture..
Les baleines à bosses ou mégaptères (Megaptera novaeangliae) sont des baleines dotées de très longues nageoires pectorales.
Elles se nourrissent dans les mers froides et se reproduisent dans les eaux chaudes comme celles de Sainte Marie. Chaque année, de juillet à septembre, un nombre important de ces cétacés se regroupent dans le canal de Sainte Marie pour se courtiser, s’accoupler, mettre au monde leurs petits et les éduquer.
Pour que vive et perdure le sanctuaire des baleines de Sainte Marie
Appelé aussi en français jubarte, baleine à taquet, rorqual à bosse ou rorqual du Cap,
ce géant vulnérable est appelé Grand Dieu : « Zagnaharibe » ou « Trozona » par les malgaches qui le respecte et le protège. Chaque année, la saison des baleines est le motif de grandes festivités. Le groupe HSM est activement engagé pour que vive et perdure le sanctuaire des baleines de Sainte Marie. Votre séjour chez nous y contribuera aussi.
Participez à un safari
Un briefing est donné par l’ecoguide accompagnateur avant l’expédition.
Une demi heure après, c’est l’embarquement et l’aventure qui commence.
Les premiers souffles repérés vous permettent de localiser les géants,
le capitaine approche doucement le navire et vous avez alors l’occasion
d’apprécier l’un des plus magnifiques spectacles de votre vie.
Est-ce l’immense œil curieux et fixe d’un immature à quelques mètres de vous,
la parade de sauts d’un mâle ou la caresse d’une mère accompagnant
son baleineau dans ses premiers mouvements ? Ce qui est certain,
c’est que vous faites maintenant partie intégrante d’une équipe de recherche
et avez un rôle actif à jouer. Vous veillez au respect des règles d’observation
(code de bonne conduite) et participez à la collecte d’information.
Nombre d’individus, comportements observés,
photo identification des caudales, direction des individus, minutage des plongées, lieu exact (GPS) des observations, récolte des squames, écoute et enregistrement des chants sont autant de données
scientifiques qui serviront
ensuite à la recherche,
à la veille écologique et donc à la protection des baleines.
Une espèce vulnérable
Le nombre des baleines à bosse dans le monde a été considérablement réduit (de 150 000 à 12 000 individus en 1988) par la chasse commerciale qui a été bannie des océans de la planète en 1966. Aujourd’hui, les menaces pesant sur cet animal qui peut normalement vivre jusqu’à 75 ans, proviennent principalement des grands filets de Pêche, des collisions avec les bateaux et des sonars militaires. De surcroît, certains pays tentent malheureusement de reprendre cette chasse commerciale. Parce qu’elle représente une alternative économique à la chasse, l’observation commerciale et encadrée (cf. code de bonne conduite d’observation en mer) des baleines contribue à leur protection. Le groupe HSM participe à la sauvegarde et la protection de cet animal vulnérable par son action au sein d’associations protectrices des baleines.
Comportement acrobatique
Les baleines à bosse s’expriment parfois par des gestes spectaculaires. La frappe des nageoires pectorales sur l’eau (« flippering ») ou de la caudale, (« tail-slapping »), la sortie de la tête au dessus de la surface de l’eau (« spy-hopping »), le saut (« breaching ») parfois totalement en dehors de l’eau. Ces comportements auquel on attribue diverses significations (parade amoureuse, communication, enlèvement des coquillages parasites, marquage de zone, intimidation, inspection des alentours, etc...) constituent les magnifiques passes du ballet grandiose des baleines à bosse auquel nous nous faisons un plaisir de vous convier.
Les Chants de baleine
En eaux tropicales, la baleine à bosse émet une grande variété de sons dont certains sont des séquences élaborées et harmonieuses composées de syllabes bien distinctes. Mystérieusement, ces mélodies sont comme des dialectes, les versions diffèrent selon les régions et les troupeaux. D’une année sur l’autre, les mâles reprennent les séquences à la mode de l’année précédente puis introduisent des variantes. La manière dont ces sons sont produits est encore étrange et inconnue, la jubarte ne possède pas de cordes vocales.
Nourriture
Les mégaptères se nourrissent principalement de krill et de poissons dans les eaux glaciales. Pour ce faire, elles filtrent de larges quantités d’eau contenant des organismes nutritifs ou utilisent des méthodes de chasse collaboratives comme le « filet de bulles ». Cette technique permet d’encercler des bancs de poissons grâce aux bulles émises par des rabatteurs en contrebas. Après l’été passé dans les aires de nourrissage, les groupes mettent le cap vers des mers tropicales pour s’accoupler et mettre bas et permettre à leur progéniture allaitante de développer les quantités de graisses nécessaires au retour vers les eaux froides. La baleine à bosse adulte pèse environ 30 tonnes et peut atteindre les 18 mètres.
Participez au forum d'information
« Baleines de Madagascar »