Soanambo Hotel Masoandro Lodge
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Les lémuriens..   Les orchidées..   Les épices et essences..   Les oiseaux..   Les reptiles..

Les lémuriens

Le lémur vari noir et blanc (Varecia variegata variegata) Espèce vulnérable

Facilement reconnaissable par sa collerette blanche et son pelage noir et blanc très dense qui le protège de la pluie, ce grand lémurien qui peut atteindre 5 kg pour 60 cm, est menacé par la déforestation et la chasse car sa chair est consommable. Le tourisme contribue aujourd’hui grandement à sa survie. Le vari est principalement frugivore, il établi ainsi souvent son territoire à proximité de gros et vieux arbres fruitiers.

A Sainte-Marie les groupes de Varis ne craignent que peu la présence humaine, il est ainsi facile de les approcher de près.

Principalement actif en début et en fin de journée, cet animal diurne est capable de pousser des mugissements puissants qu'on peut entendre à plusieurs kilomètres de distance. Avec leur pouce préhensible, leurs gestes fins et précis, les mains de ses lémuriens évoquent avec force les nôtres. De la même manière, le vari qui apprécie les siestes au soleil, prend parfois des poses lascives dont la ressemblance avec certaines attitudes humaines peut faire la joie des photographes.

L’Eulemur fulvus albifrons

De taille moyenne l'Eulemur fulvus albifrons possède un pelage court et brun sur le corps, noir sur le museau et légèrement plus long et blanc sur la face et le cou. Cette espèce de lémurien a certainement été introduite à Sainte Marie. Un groupe de quelques individus a été observé dans la forêt non loin de l'hôtel la Cocoteraie. Sauvage, cet animal rapide et agile possède un sens aigu de la territorialité et son approche reste difficile. L'albifrons est plutôt arboricole mais ne rechigne pas à se déplacer au sol si nécessaire. Il se nourrit de certains fruits, mais aussi de petits reptiles, de feuilles de champignons, d'insectes et parfois de terre.

Cheirogale

Le cheirogale ou chirogale est un lémurien de la taille d’un écureuil, à la fourrure rousse et aux yeux cernés de noir. Nocturne et solitaire, il se nourrit de fruits et de nectars de fleurs favorisant ainsi la pollinisation. Son principal prédateur est le boa (inoffensif pour l’homme), c’est la raison pour laquelle cet animal plutôt lent est arboricole. On rencontre généralement le chirogale à une douzaine de mètres du sol. Relativement commun à Sainte Marie le Cheirogaleus possède la particularité de stocker des réserves de graisse dans sa queue pour passer l’hiver en demi hibernation, ce qui lui vaut l’appellation en anglais de Fat Tailed Dwarf Lemur.

Le Microcèbe ou Lémurien-souris

Avec leurs grands yeux noirs, leur longue queue et leur pelage brun rougeâtre au sous-ventre plus clair les microcèbes de Sainte Marie (microcebus rufus) ont l’apparence de petites peluches. De la grandeur d’un pouce, ces lémuriens constituent l’une des espèces de primate les plus petites du monde. Les microcèbes sont visibles dés le crépuscule dans les arbres dont les fruits sont mûrs, non loin de la forêt primaire et dans les environs de l’hôtel Masoandro Lodge. La saison des mangues, de novembre à février, correspond à la période pendant laquelle il est le plus facile d’observer ces adorables animaux qui vivent en groupe de 2 à 9 individus.

Les orchidées

Les orchidées constituent l’une des plus grandes familles de la flore Malgache. Prés de 1 000 espèces ont été recensées parmi lesquelles plus de 90 % sont endémiques à la grande île. De nouvelles variétés d’orchidées sont décrites chaque année et on estime que 200 à 300 le seront encore au cours des prochaines années. Malheureusement, les pratiques traditionnelles de culture sur brûlis favorisant la déforestation mettent en danger leur habitat naturel spécifique. De plus, beaucoup d’orchidées malgaches ont une valeur décorative telle qu’elles ont été trop cueillies et menacent aujourd’hui de s’éteindre. Parmi ces espèces en voie de disparition, deux sont natives de l’île Sainte Marie.

L’orchidée reine de Madagascar

L’Eulophiella roempleriana ou Reine de Madagascar est l’une des plus grandes orchidées malgaches. Endémique de l’Ile aux Nattes, il s'agit d'une espèce épiphyte très rare. Cette plante côtière a pour support essentiel les Pandanus dont elle imite les feuilles. Décorative, ses inflorescences qui atteignent parfois plus de 1m20, portent de spectaculaires grappes avec chacune de 15 à 25 fleurs persistantes mauves et rouges au délicat parfum fruité. L’hôtel Napoléon possède plusieurs exemplaires à l’état naturel de cette merveille qui fleurit de Septembre à novembre. L’espèce, en voie d’extinction, est préservée et sa cueillette est interdite.

L’orchidée noire

La Cymbidiella falcigera ou Orchidée Noire est une plante épiphyte aux longs rhizomes qui s'accroche de ses racines dans les écailles du tronc des palmiers raphias. Avec ses fleurs noires et vertes, cette espèce s’habille, de décembre à janvier, de couleurs si peu communes parmi les orchidées, qu’elles lui confèrent une valeur importante auprès des collectionneurs. Cette caractéristique favorisant sa cueillette, la place aujourd’hui dans la catégorie des espèces en voie de disparition.

On parle de trilogie florale pour caractériser la vie de ces plantes qui est régie par l'association fleur - champignon - insecte. Pour germer, la minuscule graine d'orchidée dépourvue d'albumen a besoin de la présence d'un champignon. Celui-ci reste ensuite indispensable à la plante adulte dont il colonise seulement la zone périphérique de la racine. De plus, la majorité des orchidées nécessite l'intervention d'un insecte (papillon, abeille) ou des hommes pour se reproduire. C’est le cas de la vanille dont la fleur est fécondée manuellement.

La vanille

La Vanilla Planifolia est une orchidée liane, épiphyte, originaire du Mexique, qui fut importée à Madagascar pour la production de vanille. Elle y est aujourd’hui cultivée en masse et Madagascar est aujourd’hui le principal exportateur mondial. Sa vanille est réputée d’une excellente qualité. Chacun de nos hôtels possède ses plants de vanille et nos jardiniers se feront un plaisir de vous montrer le secret de sa fécondation manuelle de novembre à janvier.

Epices et essences

Le Ravintsara (Ravensara aromat.)

Endémique de Madagascar, le ravintsara est présent sur toute la cote Est de l’île rouge ainsi que sur les versants collinaires de la belle Sainte-Marie. Provenant de « ravin » qui signifie « feuille » et de « tsara » qui la qualifie de « bonne », l’origine du nom de cet arbre indique que la découverte de ses vertus revient aux autochtones malgaches. Le fruit que porte ses branches grises, contient une amande jaune aux propriétés stimulantes. Ses feuilles vert sombre sont utilisées en cuisine comme épice et délivrent un arôme mentholé et aphrodisiaque. Mais c’est surtout l’essence extraite des même feuilles ovales et lancéolées qui font la popularité de l’arbre, en effet l’huile essentielle de ravintsara est un efficace décontractant musculaire. En bons connaisseurs, les guérisseurs tradi-practiciens de l’île Boraha l’utilisent pour le succès des massages relaxants qu’ils prodiguent.

Le Cannelier (Cinnamomum verum Presl.)

De la même famille que les lauriers et camphriers, le cannelier est originaire de l’île de Ceylan mais particulièrement répandu à Madagascar. Toujours vert, cet arbre tropical assure sa reproduction par le biais de la dissémination animale de petites baies dont les oiseaux sont friands. Possédant un goût sucré agréable et légèrement piquant, la cannelle est la poudre râpée de l’écorce fortement aromatique de l’arbre. Cette épice est très utilisée en cuisine et en confiserie mais possède également de nombreuses propriétés médicinales et homéopathiques. Récoltée sur les jeunes branches de l’arbre tous les deux ans environ, l’écorce de cannelle s’enroule en séchant et prend alors la forme d’un long tube orangé que vous aurez certainement le loisir de voir sur les jolis étals des allées colorées de l’île de Sainte-Marie.

Le giroflier (Syzigium aromaticum)

De magnifiques girofliers parfois centenaires parfument les chemins de l’île Sainte-Marie de leur chaud et agréable parfum boisé. Les feuilles persistantes de ces arbres sont jaunes et vertes à leur sortie, leur face intérieure restera ensuite vert sombre alors que leur face exposée au soleil prendra d’abord une teinte rosée puis rouge à mesure de leur maturité. Ce mélange harmonieux de couleurs donne la superbe illusion que ses feuilles à la belle forme ovale, brillent comme coulés d’un alliage de cuivre et d’or. C’est après cinq ans d’âge que les branches de l’arbuste donneront leurs premières griffes : ces fleurs non épanouies que sont les clous de girofle. Les boutons floraux sont cueillis manuellement lorsque leur teinte rosée vire au rouge. Ils sont alors mis à sécher au soleil pendant plusieurs semaines jusqu’à qu’ils prennent une couleur brune. L’épice fut utilisé en Chine depuis des temps immémoriaux sous le nom de « langue d’oiseau ». Ces nombreuses propriétés médicinales et culinaires placèrent longtemps le girofle comme le plus chère des aromates. Le clou peut être distillé à la vapeur pour obtenir l’essence d’eugénol. Aujourd’hui sa valeur économique est minime mais quelques pittoresques alambics traditionnels fonctionnent encore à Sainte Marie.

Les oiseaux

Le drongo

Une légende malgache conte que lors d'un immense incendie, dieu avait appelé les oiseaux à l'aide en promettant que celui qui éteindrait la dernière flamme serait nommé le roi des oiseaux. Le Dronga ne participa pas au sauvetage mais se roula dans la cendre une fois le feu éteint et se présenta à dieu. Dieu, dupé par ce stratagème, le nomma Roi des oiseaux. En réalité, malgré sa petite taille (10 cm), grâce à son intrépidité et son agilité, le Dronga est craint des autres oiseaux, même des corbeaux et des faucons. Cet incroyable volatile imite aussi une multitude de sons, par exemple il sait éloigner les chiens en miaulant comme un chat. On raconte également que pendant la répression de 1929, il a sauvé une mère et son enfant d’une chasse à l’homme en simulant les pleurs d'un bébé.

Les reptiles

L’Uroplatus Fimbriatus

Avec ses 30 cm, ce gecko plat est le plus grand de la famille des Uroplates. Il est arboricole et généralement posté sur le tronc des arbres, souvent invisible car bien camouflé. Les malgaches appellent parfois cet animal « taha-fisaka » ce qui signifie démon. Les stries rouges concentriques sur fond argent, brun et or autour de sa pupille donnent à ses grands yeux globuleux un rendu marbré qui accentue son aspect étrange. Le gecko plat fimbriatus est le reptile vivant qui possède le plus de dents. Lorsqu’il est dérangé, il émet un puissant son et adopte une posture d’intimidation en ouvrant son long museau découvrant une bouche rouge vif. Malgré son air méchant, il est inoffensif, et se nourrit exclusivement d’insectes.

Guide des randonnées de l'île Sainte Marie

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