Soanambo Hotel Masoandro Lodge
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L’île de Borahigny

Une légende rapporte qu’un pécheur du nom de Borahigny, habitant la grande terre, fut emporté par une baleine avec sa pirogue qui chavira au large. Un grand poisson vint à la rescousse de l’homme en l’emportant sur son dos et le déposa sur une plage. L’animal ayant faim, il demanda à Borahigny de le nourrir ce que fit l’homme en lui péchant et ouvrant des bénitiers. Pour remercier Borahigny de ce repas, le poisson invita le pécheur à creuser le sable à l'endroit où il se trouvait et une source d’eau douce en jaillit, près de l’actuel village d'Ankobahoba. Ils se quittèrent et Borahigny fit connaissance de trois grands-mères qui lui présentèrent leurs enfants et petits-enfants. Au fil des années, la descendance de Borahigny peupla l'île. Le rescapé dont l’aventure présente des similarités avec Jonas aurait donné son nom à l’île.

Nosy Hibrahim

Il est établi historiquement que dans l’antiquité, des Juifs du Yémen ont fréquenté la région du Nord de Madagascar. De plus, d’anciennes cartes mentionnent Sainte Marie sous le nom de Nosy Hibrahim. Enfin, Flacourt écrit : "Ceux que j'estime être venus les premiers à Madagascar, ce sont les Zafin'Ibrahim ou gens de la lignée d'Abraham, qui habitent l'île Sainte-Marie et les terres voisines. Ils célèbrent et chôment le samedi, non le vendredi comme les Maures, et n'ont aucun nom semblable à ceux que portent ces derniers, ce qui me fait croire que leurs ancêtres sont passés en cette île dès les premières transmigrations des Juifs, ou qu'ils sont descendus des plus anciennes familles des Ismaélites dès avant la captivité de Babylone ou de ceux qui pouvaient être restés dans l'Egypte avant la sortie des enfants d'Israël."

Santa Maria

Vers 1506, des navigateurs portugais découvrirent l'île, le jour de l’assomption, tout en échappant à un naufrage. Comme il était d’usage, ils donnèrent à l’endroit découvert le nom du saint du jour : « Santa Maria ». A cette époque, de Constantin fait la description suivante de l’île : « Les hommes avaient quatre javelines garnies de pointe d’argent. (...) n’avaient qu’un vêtement fort adroitement tissé de quelques herbes de diverses couleurs. Ils portaient chacun un roseau avec de l’eau salée. C’étaient de grands hommes, puissants, tels que sont communément tous ceux de cette île. Ils ont de grands boucliers de bois ils se couvrent tout entier lorsqu’ils se baissent, en sorte qu’on ne peut voir qu’une partie de leurs pieds. L'île a de longueur du nord au sud environ un degré. Le paysage est agréable. Elle est remplie de grands arbres très beaux et très verts. Le terrain est fort haut, mais en naviguant le long de la côte, on vit qu'elle était séparée en deux îles.»

La princesse Betia et son caporal

Betia, qui signifie Bien aimée en malgache était la fille du roi Ratsimilaho le fédérateur des royaumes de l'est. Cette princesse reçue l'île Sainte-Marie en héritage au milieu du 18ème siècle. La légende raconte qu’elle épousa un français Louis-Onésime Filet, dit « la Bigorne » qui aurait été l’initiateur du rattachement de l'île Sainte Marie à la France. Ce Gascon d'origine fût blessé à bord d'un navire commerçant de la Compagnie des Indes entre Madras et Pondichéry et dû rejoindre l'Ile Bourbon. Une liaison galante avec la femme d'un officier l'obligea à fuir à bord d'un frêle esquif qui viendra s’échouer à l'île Sainte Marie. C’est en y soignant le naufragé que Betia en tomba amoureuse. La Bigorne aurait alors convaincu la princesse de céder Sainte Marie à la France en jouant de cette passion... L’histoire atteste pourtant que Betia ne connaissait pas la Bigorne lorsqu’elle accepta de céder la souveraineté de l'île au roi de France par un acte officiel signé le 30 Juillet 1750.

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