Soanambo Hotel Masoandro Lodge
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Fragile, Sainte Marie ne dévoile ses attraits qu'avec pudeur et discrétion. Pourtant, nombreux sont ces lieux qui subsistent, témoins d'une époque ou d'une croyance. Les pas du prévenant visiteur peuvent le conduire à la découverte d'endroits qui témoignent d'un passé d'exception et qui éveillera certainement en lui de subtiles impressions. Là, des vestiges ressuscitent d'immémoriaux moments de l' histoire saint marienne. Ici, des lieux dits soulignent l'authenticité des traditions ancestrale et la force de l'imaginaire collectif.

L’Eglise Saint Joseph

L'ancêtre des églises catholiques de Madagascar surplombe la route digue qui relie l' îlot Madame à la ville d' Ambodifotatra. En effet, sur un emplacement choisi par Monseigneur Dalmond, premier évêque de Madagascar, sur le versant nord de la baie des forbans, face au Cimetière des Pirates, se dresse depuis 1857, la plus ancienne église de Madagascar. Son Autel en fonte forgée, est un don de l'Impératrice Eugénie. Toujours active, on y accède en dehors des offices avec l'autorisation des soeurs religieuses d'Ambodifotatra.

L'îlot Madame

A l’entrée de la Baie des Forbans, à cheval sur la digue reliant le sud de Sainte Marie à sa principale ville Ambodifotatra, se trouve un îlot dont les charmantes bâtisses et monuments portent une partie de l’histoire de l’île. Ce lieu fût la demeure de la fille du roi Ratsimilaho ; la Princesse Betia (qui signifie littéralement « aimée par un grand nombre de personnes » en malgache). Anciennement appelée « île aux Cailles », c'est le Français Sylvain Roux qui en 1820, la rebaptisa "Ilot Madame" en l'honneur de la fille du Roi de France. La simple promenade dans les trois ruelles de ce charmant îlot vous révélera bien d’insolites détails ; là, les racines de manguiers centenaires ont pris possession de leur margelle en la recouvrant ; Ici, des canons sont utilisés pour amarrer les navires. Aujourd’hui, la résidence du gouverneur est devenue un musée et son jardin un aquarium dont l'eau se renouvelle avec la marée.

La Baie des Forbans

Cette baie encaissée d’environ 1 km de diamètre est une scénographie digne des films du genre. En son centre baigne un petit îlot rond et rebondi : l’île aux Forbans, lieu où les écumeurs des mers ayant habité Ste Marie au cours des 17ème et 18ème siècle tenaient leurs rassemblements et partageaient les butins. Grâce à des techniques de résonance magnétique, Des archéologues ont trouvé sur cet îlot des signes de tunnels souterrains aujourd’hui effondrés. En 2001, L’Adventure Galley, célèbre bateau du pirate de renom William Kidd, a été retrouvé non loin de là, à moins de 20 mètres de fond, par une équipe d’archéologue américains.

Le Cimetière des pirates

Non loin des voies maritimes où transitaient des navires revenant des Indes les cales débordante de richesses, pourvue de baies et de criques protégées des tempêtes et abondant en fruits et en eau douce, Sainte Marie devint une base populaire pour les pirates au long cours du XVIIe au XVIIIe siècle. L’île aux Forbans, située au cœur de la baie d'Ambodifotatra, la capitale de Sainte Marie, verra séjourner des figures légendaires de la piraterie telles que : William Kidd, Avery, Thomas Tew et La Buse. Beaucoup d'entre eux feront souche. De nombreux vestiges de cette histoire subsistent à Sainte Marie. Par exemple, dans la baie des Forbans, gisent encore, à quelques mètres de fond plusieurs dizaines d'authentiques vaisseaux pirates.
 

Le village de Vohilava

Au sud de Sainte Marie, sur la piste principale, se trouve le village de Vohilava, non loin de l’hôtel Soanambo. Vohilava est le lieu où habite une sage femme aux talents de guérisseuse. Cette tradi-praticienne possède un don pour les massages thérapeutiques. Nombreux sont les clients à vanter les bienfaits des mains de Charline qui dirige aussi une association de jeunes. Ceux-ci se produisent régulièrement au cours d’un spectacle de chants et de danses traditionnels qui témoigne des qualités chorégraphiques et artistiques des gens du crû. A Vohilava, une petite église accueille les cérémonies du dimanche. Les fidèles y sont souvent vêtus de leurs plus beaux habits et chantent avec une ferveur virginale touchante.

Ambodifotatra : la "capitale"

Le Fotabe, Fotatra ou Bonnet d’évêque est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemble à un bonnet d’évêque. Toujours vert aux grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines tribus. La traduction littérale du nom de la ville principale de Sainte-Marie : Ambodifotatra, signifie au pied des fotatras, et laisse deviner que l'Ile était recouverte de ces arbres à la base imposante. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche des poissons. Le bois résistant sert à la confection des pirogues.

Le Fort d’Ambodifotatra

Trônant au sommet de la principale colline d'Ambodifotatra, le fort est aujourd'hui occupé par l'armée malgache. On peut toujours y voir les fortifications ainsi qu’un fronton sculpté. Il fût construit par la compagnie Indes Orientales en 1753.

Le phare Albrand

A 5 Km d'Ambatoroa, a près d'une centaine de mètres au dessus du niveau de la mer, se dresse une tour métallique de 15 mètres. Le phare Albrand, dont la construction remonte à 1931, fonctionnait autrefois grâce à une lampe à pétrole. On peut toujours y accéder par un escalier intérieur avec l'autorisation du gardien. Un magnifique panorama de 360 degrés s'y offre à vous. On peut en effet voir de là haut l'ensemble de l'île, de la pointe sud au nord, de la côte est à la côte ouest.

Le village de Maromandia

Ce village de brousse se situe à environ un kilomètre et demi de l’hôtel Masoandro. Les petites cases traditionnelles en bois et ravinalas qui le composent sont occupées par un peu plus de cinq cent habitants. Ceux-ci vivent principalement de la Pêche, de quelques cultures et de la forêt d’Ikalalao. En effet, la forêt à proximité n’est pas hostile, bien au contraire, elle fournit à la population locale, nourriture, remèdes, vêtements, matériaux de construction, outils, et parures. De plus, ce pittoresque hameau est aussi le point de départ de nombreuses excursions écotouristique et la plupart des guides forestiers en sont issus. Ikalalao est ainsi une ressource de première importance pour les habitants. Le bistrot de Charles le conteur, la fabrique locale de « betsabetsa » (un alcool fabriqué grâce à la fermentation de jus de canne à sucre et utilisé dans les rites traditionnels) et la petite église catholique font partie des sites à visiter lors de votre passage dans ce charmant village.

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